Burkina Faso: Paul-Henri Damiba arrêté au Togo et expulsé vers Ouagadougou

L’ancien chef de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été arrêté puis extradé depuis Lomé, où il vivait en exil depuis octobre 2022. Renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, il était régulièrement accusé par les autorités burkinabè de chercher à déstabiliser le régime en place.

Le · MàJ le
Politique
4 455vues
Burkina Faso: Paul-Henri Damiba arrêté au Togo et expulsé vers Ouagadougou
Publicité
2 min de lecture
Google News

L’ancien chef de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été arrêté puis extradé depuis Lomé, où il vivait en exil depuis octobre 2022. Renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, il était régulièrement accusé par les autorités burkinabè de chercher à déstabiliser le régime en place.

Selon les informations rapportées, Damiba, qui vivait en exil à Lomé depuis sa chute du pouvoir en septembre 2022, a été interpellé le vendredi 16 janvier 2026 dans sa résidence du quartier « Lomé 2 ». Il a ensuite été conduit devant la Cour d’appel togolaise qui a statué en faveur de la demande d’extradition formulée par les autorités de Ouagadougou.

Après cette décision, quelques effets personnels lui ont été remis depuis le complexe sécurisé des« Six villas », où il résidait sous surveillance. Il a ensuite été escorté à l’aéroport le samedi 17 janvier, avant d’être expulsé vers le Burkina Faso, où il a été pris en charge par les services de sécurité burkinabè. Ce transfert met un terme à près de trois ans d’exil pour Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui avait été renversé par le capitaine Ibrahim Traoré après avoir lui-même pris le pouvoir en janvier 2022 par un coup d’État.

Publicité

Les autorités de transition burkinabè accusent Damiba d’être le principal instigateur d’une tentative de destabilisation du pays survenue le 3 janvier 2026, incluant des projets visant à éliminer des autorités civiles et militaires. Les soutiens de la junte affirment que l’ex-président de la transition aurait orchestré, depuis l’étranger, des contacts, des recrutements et la mobilisation de fonds pour mettre en œuvre cette opération, accusations que Damiba n’a pas publiquement commentées.

À ce stade, ni les autorités togolaises ni celles burkinabè n’ont publié de communiqué officiel détaillé sur cette extradition. L’ancien chef de la transition est désormais sous la juridiction des autorités de Ouagadougou, qui pourraient le poursuivre pour haute trahison et atteinte à la sûreté de l’État, avec des sanctions potentiellement très lourdes compte tenu du contexte politique et légal en vigueur dans le pays.

Cette extradition alimente les accusations des autorités burkinabè, qui évoquent une tentative de complot visant le régime du capitaine Ibrahim Traoré, déjouée, selon elles, le 3 janvier dernier. À ce stade, ni Ouagadougou ni Lomé n’ont communiqué officiellement sur cette opération ni sur le sort réservé à l’ancien chef de la transition.

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité