ONU : l’Algérie fustige le Mali après ses accusations sur le terrorisme
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a appelé vendredi 26 septembre l’Algérie à « cesser de soutenir le terrorisme international », lors d’une allocution à la tribune de l’ONU. Cette accusation fait suite à l’abattage présumé, le 1er avril, d’un drone malien au-dessus du territoire algérien, que Bamako considère comme une violation de son espace aérien.

Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a appelé vendredi 26 septembre l’Algérie à « cesser de soutenir le terrorisme international », lors d’une allocution à la tribune de l’ONU. Cette accusation fait suite à l’abattage présumé, le 1er avril, d’un drone malien au-dessus du territoire algérien, que Bamako considère comme une violation de son espace aérien.
L’Algérie a rejeté ces accusations, affirmant que les radars de son ministère de la Défense montraient au contraire une intrusion d’un drone malien sur son territoire. L’incident a déclenché une crise diplomatique : les deux pays ont rappelé leur ambassadeur et fermé mutuellement leur espace aérien.
En réaction, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a vivement critiqué lundi 29 septembre son homologue malien depuis la même tribune : « Son bavardage de caniveau ne mérite que mépris et n’inspire que dégoût », a-t-il déclaré, dénonçant « un faux poète mais vrai putschiste ».
Cet échange souligne la montée des tensions entre les deux pays voisins, déjà fragilisés par la situation sécuritaire au Sahel.
Articles liés
Mali et Guinée : accord pour développer une voie alternative de transit des marchandises
Coopération sécuritaire: le détachement de l’armée nigériane se retire de Togbin
Diplomatie : la Côte d’Ivoire réagit aux déclarations des autorités du Niger
Accusations de déstabilisation du Niger: le Bénin dénonce une manœuvre de diversion