Niger : 5e armée la plus puissante d’Afrique de l’Ouest et 21e du continent

Le classement 2026 du Global Firepower (GFP) place le Niger au 5e rang des armées d’Afrique de l’Ouest et au 21e rang continental, selon la publication américaine spécialisée dans l’évaluation des capacités militaires. Ce positionnement intervient dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des déploiements extérieurs des forces nationales.

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Niger : 5e armée la plus puissante d’Afrique de l’Ouest et 21e du continent
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Le classement 2026 du Global Firepower (GFP) place le Niger au 5e rang des armées d’Afrique de l’Ouest et au 21e rang continental, selon la publication américaine spécialisée dans l’évaluation des capacités militaires. Ce positionnement intervient dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des déploiements extérieurs des forces nationales.

Le palmarès régional du GFP pour l’Afrique de l’Ouest voit, dans l’ordre, le Nigeria en tête, suivi du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Ghana puis du Niger. À l’échelle de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le classement présenté par le GFP range le Mali, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal et le Burkina Faso parmi les cinq premières puissances militaires de la zone.

Le document méthodologique du GFP s’appuie sur une soixantaine d’indicateurs regroupés en grands ensembles : effectifs et structures militaires, situation financière, équipements et capacité logistique, position géographique et accès aux ressources. Ces critères quantitatifs et qualitatifs, explique le GFP, permettent d’établir une comparaison entre les forces en présence, mais certains d’entre eux peuvent avantager les armées disposant de budgets plus élevés ou d’un parc matériel important.

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Analyse des facteurs pesant sur le classement et spécificités régionales

Selon les observations relevées dans le rapport, la présence de deux pays de la confédération AES — le Mali et le Niger — parmi les cinq premières armées ouest-africaines illustre une dynamique particulière au sein de cette structure, malgré les contraintes politiques et sécuritaires auxquelles ces États sont confrontés. Le GFP note que l’expérience opérationnelle sur le terrain constitue un élément significatif : les forces nigériennes, comme leurs homologues de la région, ont été engagées dans des missions extérieures et des opérations de lutte contre les groupes armés non étatiques, ce qui influe sur l’évaluation de leur aptitude opérationnelle.

Le rapport souligne en outre que certaines armées, en bordure de l’Atlantique, présentent des profils davantage orientés vers des capacités de représentation et de parade que vers un engagement prolongé en opérations intensives. À l’inverse, des forces ayant participé à des missions au Liberia, en Côte d’Ivoire ou au Mali y ont acquis une expérience des « zones chaudes », un élément qui, combiné aux autres indicateurs du GFP, pèse dans le classement final.

Sur le plan global, le top 5 2026 du classement GFP reste dominé par des puissances militaires conventionnelles : États-Unis, Russie, Chine, Inde et Corée du Sud. Pour le continent africain, le GFP place l’Égypte en tête, suivie de l’Algérie, du Nigeria, de l’Afrique du Sud et de l’Éthiopie. Le rapport rappelle enfin que les méthodologies d’évaluation reposent sur des données publiques et des estimations, et que les indicateurs financiers et matériels peuvent conduire à des distorsions lorsque l’on compare des armées dont les missions et les contraintes stratégiques diffèrent sensiblement.

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