Mali : Jeune Afrique suspendu pour « apologie du terrorisme »
Les autorités maliennes ont interdit la « circulation, distribution et vente » de l’hebdomadaire Jeune Afrique, après la publication d’un article critiquant la gestion de la crise du carburant. Depuis leur arrivée au pouvoir, les militaires ont intensifié la répression contre la presse.

Les autorités maliennes ont interdit la « circulation, distribution et vente » de l’hebdomadaire Jeune Afrique, après la publication d’un article critiquant la gestion de la crise du carburant. Depuis leur arrivée au pouvoir, les militaires ont intensifié la répression contre la presse.
Dans un communiqué publié vendredi 16 janvier, le ministère de l’Administration territoriale accuse le journal d’« apologie du terrorisme », de « diffamation » et d’« incitation à la haine ». Selon les autorités, cette décision vise à « préserver l’ordre public » dans un pays dirigé par des militaires depuis deux coups d’État en 2020 et 2021.
Le gouvernement reproche à Jeune Afrique d’avoir diffusé des « accusations fallacieuses et subversives » sur les perturbations dans l’approvisionnement en carburant et d’avoir relayé des « allégations d’exactions » contre la population, notamment concernant les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Mali, Burkina Faso et Niger.
Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, marquée par les violences des groupes djihadistes JNIM (affilié à Al-Qaida) et État islamique, ainsi que par des groupes criminels communautaires. La pénurie de carburant d’octobre et novembre 2025, due à un blocus imposé par le JNIM, avait déjà fragilisé le pays.
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