Madagascar : obligation d’un test au détecteur de mensonges avant toute entrée au gouvernement

A Madagascar, les futurs membres du gouvernement devront passer un test au détecteur de mensonges pour prouver leur intégrité avant leur nomination.

Le · MàJ le
Politique
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Madagascar : obligation d’un test au détecteur de mensonges avant toute entrée au gouvernement
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Le président par intérim du Madagascar, le colonel Michael Randrianirina, a annoncé jeudi que les candidats au futur gouvernement seront soumis à un test au détecteur de mensonges avant la finalisation des nominations. Cette décision intervient dans un contexte marqué par le limogeage, il y a une dizaine de jours, du précédent Premier ministre et de l’ensemble de son cabinet, sans explication officielle. La nouvelle équipe gouvernementale est attendue au début de la semaine prochaine.

Pour justifier cette démarche, le chef de l’État par intérim a déclaré aux médias locaux que « Nous avons décidé d’utiliser un polygraphe … C’est grâce à ce polygraphe que seront effectuées les vérifications d’intégrité ». Le président affirme vouloir s’appuyer sur cet outil pour trier les profils. « Nous saurons qui est corrompu et qui peut nous aider, qui va trahir la lutte des jeunes », a-t-il insisté.

Le processus sera conduit avec le nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, en fonction depuis le 15 mars et présenté comme un spécialiste de la lutte contre le blanchiment d’argent. Selon les autorités, seuls les candidats ayant réussi ce test seront auditionnés pour intégrer le gouvernement. Autre précision du président : « Nous ne cherchons pas quelqu’un de 100 % intègre, mais plutôt au-dessus de 60 % ». Une déclaration qui ne manque pas de susciter des interrogations sur les critères d’évaluation retenus.

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