Harry Roselmack s’était installé à Villiers-le-Bel pour une immersion journalistique
Le 20 mars 2026, Harry Roselmack fête ses 53 ans. Journaliste connu pour son passage à TF1, il est également reconnu pour une immersion marquante en 2009 à Villiers‑le‑Bel, où il s’était installé pendant plusieurs semaines pour son émission En immersion afin de documenter le quotidien d’un territoire marqué par les émeutes de 2007.

À l’époque visage emblématique de la télévision française, Harry Roselmack ne s’est pas contenté d’un reportage extérieur : il a choisi de vivre dans un appartement de Villiers‑le‑Bel pendant près d’un mois. Cette décision éditoriale visait à dépasser l’image médiatique réductrice associée à la ville, elle‑même marquée par la mort de deux adolescents en 2007 et des tensions sociales durablement médiatisées.
Son objectif, expliqué à plusieurs reprises lors de sa démarche, était de déconstruire les représentations caricaturales et de « raconter la vie ordinaire, les parcours, les espoirs ». Il soulignait que « quand la télévision parle des cités, elle montre surtout des faits spectaculaires », plaidant pour un récit plus nuancé et plus humain.
Aller à la rencontre des habitants
Sur place, la méthode adoptée fut volontairement discrète : équipe réduite, peu de mise en scène, échanges directs. Harry Roselmack a passé du temps avec des jeunes, dialogué avec des commerçants et observé le travail des forces de l’ordre. L’immersion visait à capter des témoignages quotidiens plutôt que des images sensationnelles.
Les premiers contacts furent marqués par une certaine méfiance, mais le dialogue s’est installé progressivement. Des habitants ont accepté de se confier, évoquant leurs difficultés, leurs ambitions et leur attachement à la ville. Ces récits ont donné à voir une réalité différente de celle souvent présentée par les médias : une population diverse et dynamique, confrontée au regard collectif posé sur la banlieue.
Ce travail de terrain a mis en lumière un sentiment récurrent parmi les personnes rencontrées : celui d’être jugées non pas individuellement, mais à travers l’image stigmatisée de leur quartier. En choisissant de vivre au plus près des habitants, le journaliste a cherché à documenter ces perceptions et à restituer des trajectoires humaines oubliées des reportages centrés sur la conflictualité.
L’expérience de Villiers‑le‑Bel est restée un moment important de sa carrière. En s’installant sur place, Harry Roselmack a rompu avec la posture classique du présentateur et adopté une position d’observateur engagé, visant à réhabiliter des territoires souvent stigmatisés par les médias.
Des années plus tard, le journaliste a changé de rythme de vie. Installé dans une maison verdoyante en banlieue parisienne, il évoque désormais un quotidien plus paisible : « J’entends le chant des oiseaux », confie‑t‑il. Entre méditation, sport et moments familiaux, il cuisine pour ses enfants, notamment ses tomates farcies, et alterne activité publique et retraite relative du tumulte médiatique. Son immersion à Villiers‑le‑Bel résonne encore comme une étape fondatrice de son parcours.
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