Gabon : la SFI ouvre un bureau à Libreville pour viser 400 millions de dollars

La Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au privé, a inauguré le 4 mars 2026 son premier bureau implanté au Gabon. Jusqu’à présent, les dossiers du pays étaient gérés depuis le Cameroun ; l’accroissement des activités et du portefeuille local a motivé cette décision pour rapprocher l’institution de ses partenaires sur place.

Le · MàJ le
Economie
132vues
Gabon : la SFI ouvre un bureau à Libreville pour viser 400 millions de dollars
Publicité
2 min de lecture
Google News

Cette installation devrait soulager des entreprises gabonaises qui peinent à mobiliser des financements adaptés à leurs projets. Au-delà d’un simple guichet local, l’arrivée d’une représentation de la SFI signifie un accès plus direct aux interlocuteurs et aux processus d’appui financier.

Parmi les participants à la cérémonie d’ouverture figurait Mohamed Reslan, dirigeant de la CDG, une fonderie spécialisée dans la production de fers à béton. Selon lui, des négociations sont en cours avec la SFI pour soutenir un projet industriel tourné vers l’export : l’entreprise ambitionne d’écouler à l’international près de 90 % de sa production, pour un montant estimé à 40–50 millions de dollars annuels.

Présent également, l’homme d’affaires Loys Olympio, actif dans le secteur de la santé, a salué l’opportunité offerte par cette implantation. Il a rappelé les difficultés fréquentes rencontrées par les entrepreneurs gabonais pour trouver des financements et s’est dit rassuré par la perspective d’un accompagnement différent et durable offert par la SFI.

Publicité

Priorités sectorielles : énergie, infrastructures et transformation minière

Libreville, confrontée à une pénurie d’eau persistante, voit aussi la SFI impliquée dans des projets liés à l’eau. L’État a confié au groupe Euranove la conduite d’un chantier de nouvelle unité de production d’eau potable ; Armel Messan Sedji, chargé du dossier, confirme des échanges entamés avec la SFI pour étudier un éventuel appui financier visant à renforcer les capacités de production.

Dahlia Khalifa, directrice de la SFI pour le Nigeria et l’Afrique centrale, qui s’est rendue à Libreville pour l’événement, a mis en avant les secteurs que l’institution privilégie. Elle a notamment insisté sur l’importance de l’énergie, jugée essentielle pour le développement, ainsi que sur les infrastructures — transport et industrialisation — et sur le secteur minier, où l’accent est mis sur la transformation locale afin d’accroître la valeur ajoutée et la création d’emplois.

Face aux remarques sur des critères d’accès parfois jugés exigeants, la représentante a précisé la nature de l’institution : la SFI ne se limite pas à octroyer des prêts comme une banque commerciale. Elle investit, soutient le renforcement des capacités des entreprises et propose un accompagnement technique et financier destiné à favoriser une croissance durable des acteurs privés.

Publicité

Sur le terrain gabonais, la SFI est déjà engagée dans plusieurs chantiers, notamment la construction d’un barrage hydroélectrique et la modernisation du chemin de fer transgabonais. Les engagements actuels s’élèvent à 117 millions de dollars, l’institution visant à porter son soutien jusqu’à 400 millions de dollars pour accompagner le développement du pays.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité