Françoise Hardy : elle s’est éteinte en musique, révélations 2 ans après sa mort
Julien Clerc, figure majeure de la chanson française, est revenu sur ses souvenirs liés à Françoise Hardy et a livré des détails sur ses derniers instants : selon le chanteur, la musicienne « s’était éteinte en musique ». Mort le 11 juin 2024 à 80 ans des suites d’un cancer du pharynx, Françoise Hardy laisse derrière elle une collaboration longue et intime avec Julien Clerc, qui a partagé avec elle des moments de création et d’amitié sur plusieurs décennies.

Julien Clerc, figure majeure de la chanson française, est revenu sur ses souvenirs liés à Françoise Hardy et a livré des détails sur ses derniers instants : selon le chanteur, la musicienne « s’était éteinte en musique ». Mort le 11 juin 2024 à 80 ans des suites d’un cancer du pharynx, Françoise Hardy laisse derrière elle une collaboration longue et intime avec Julien Clerc, qui a partagé avec elle des moments de création et d’amitié sur plusieurs décennies.
Artiste au répertoire désormais considéré comme patrimoine national, Julien Clerc a débuté dans les années 1960 avec des titres comme La Cavalerie, qui l’a installé comme porte-voix d’une jeunesse en quête d’émancipation. Au fil d’une carrière de plus d’un demi-siècle, il a enchaîné des succès populaires — Ma préférence, Ce n’est rien, Cœur du rocker, La Fille aux bas nylon, Melissa — et multiplié les collaborations avec des artistes de premier plan, dont Françoise Hardy.
La relation entre les deux chanteurs, de la même génération, s’est construite tant sur la scène que dans l’intimité des studios. Ensemble, ils ont donné naissance à des titres et à des moments partagés qui ont marqué le paysage musical français, parmi lesquels Mon ange et Fais‑moi une place, ce dernier distingué aux Victoires de la musique en 1991.
Une connexion rare
Dans un entretien accordé à Paris Match, Julien Clerc a détaillé plusieurs aspects de cette relation artistique et humaine. Il a évoqué la personnalité de Françoise Hardy, rappelant son exigence et sa pudeur : « elle n’était pas contente d’elle, comme toujours », a‑t‑il dit à propos d’un concert en 1997, soulignant la rigueur avec laquelle elle abordait son travail.
Clerc a aussi raconté des scènes de studio révélatrices de la manière dont Hardy vivait le chant comme une pratique très intime. En 2014, lors d’un enregistrement, elle aurait disposé des paravents dans la cabine, fait éteindre toutes les lumières et laissé seulement une petite lampe éclairer le texte. Le chanteur confie : « elle ne voulait absolument pas que je la voie », mais il a pu l’entendre en direct et « a été immédiatement saisi par la pureté de sa voix », constatant qu’à 70 ans elle conservait une voix comparable à ses débuts.
Julien Clerc a décrit Françoise Hardy comme perfectionniste et directe : « Elle n’était jamais satisfaite, mais elle était très directe. Et c’était tout à son honneur finalement », a‑t‑il expliqué, ajoutant que leur relation comportait aussi des moments de légèreté et de rire malgré la sévérité apparente de l’artiste.
S’agissant des derniers mois de la vie de Hardy, Clerc a relaté un échange récent : il lui avait envoyé une musique quelques mois avant sa disparition pour savoir si elle souhaitait écrire dessus; elle lui a répondu qu’elle la trouvait « nulle ». Puis, à l’annonce du décès, il dit avoir été informé par Marco, leur attaché de presse commun chez Virgin, que Françoise Hardy « s’était éteinte en musique ». Julien Clerc a confié : « j’ai trouvé ça très touchant » en rapportant que, dans ses derniers instants, elle était accompagnée par la musique qui avait nourri sa vie.



