France : Vincent Bolloré sera jugé en décembre à Paris dans l’affaire des ports africains

Vincent Bolloré, l’industriel breton souvent associé à des prises de position conservatrices, sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour des faits liés à l’affaire dite des « ports africains ». Les poursuites comprennent notamment des accusations de corruption d’agents publics étrangers et de complicité d’abus de confiance, qui remontent aux scrutins présidentiels de 2010 au Togo et en Guinée.

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France : Vincent Bolloré sera jugé en décembre à Paris dans l’affaire des ports africains
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Les magistrats instructeurs ont suivi les réquisitions du Parquet national financier datant de juin 2024. L’audience est programmée pour le mois de décembre 2026 devant le tribunal correctionnel de la capitale.

Les enquêteurs reprochent au groupe Bolloré d’avoir mis à disposition, via certaines de ses filiales, des prestations facturées à des tarifs très bas au profit des campagnes politiques de Faure Gnassingbé et d’Alpha Condé en 2010. En contrepartie, le conglomérat aurait obtenu, par la suite, l’exploitation de terminaux portuaires stratégiques, notamment à Lomé et à Conakry.

Ces faits — tels qu’ils apparaissent dans l’acte d’accusation — concernent la période entourant ces élections et impliquent la responsabilité pénale du chef d’entreprise au regard du rôle joué par ses sociétés.

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Une instruction qui s’étire depuis plus d’une décennie

Le dossier a été ouvert en 2013 après un signalement transmis par le ministère de l’Économie. En 2018, l’enquête a abouti à la mise en examen de Vincent Bolloré et de deux cadres supérieurs de sa filiale Euro RSCG (devenue Havas) pour corruption d’agents publics étrangers, complicité d’abus de confiance et autres chefs d’accusation.

En 2021, pour éviter un procès pénal long, l’homme d’affaires avait accepté de reconnaître les faits dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et accepté une amende de 375 000 euros. Le tribunal judiciaire de Paris, et en particulier la juge Isabelle Prévost-Desprez, n’ont toutefois pas entériné cet accord, ouvrant la voie à un procès ordinaire.

Depuis cette décision, la défense de Vincent Bolloré a multiplié les voies de recours visant à faire annuler la procédure ; ces tentatives n’ont pas renversé la perspective d’un procès programmé pour la fin de l’année 2026.

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