France : Les députés LFI demandent une commission d’enquête parlementaire transpartisane sur l’affaire Epstein

Les députés du groupe insoumis ont demandé mardi 3 février l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire, transversale, sur l’affaire Epstein. Leur objectif : offrir un cadre officiel pour que des victimes, déjà identifiées ou encore inconnues, puissent prendre la parole et pour examiner d’éventuels liens d’ingérence ou des mécanismes de financement impliquant des formations politiques.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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France : Les députés LFI demandent une commission d’enquête parlementaire transpartisane sur l’affaire Epstein
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Les députés du groupe insoumis ont demandé mardi 3 février l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire, transversale, sur l’affaire Epstein. Leur objectif : offrir un cadre officiel pour que des victimes, déjà identifiées ou encore inconnues, puissent prendre la parole et pour examiner d’éventuels liens d’ingérence ou des mécanismes de financement impliquant des formations politiques.

Antoine Léaument, député LFI, a souligné en conférence à l’Assemblée que l’analyse des millions de pages mises en ligne vendredi par le ministère américain de la Justice doit prioritairement permettre de porter le regard sur les personnes victimes. Selon lui, ces documents constituent une source essentielle pour mieux comprendre la portée des faits et repérer d’éventuels témoignages qui n’ont pas encore émergé.

Le parlementaire a précisé que la démarche visait à recueillir tant les récits déjà rendus publics que ceux qui pourraient surgir si l’Assemblée nationale décidait de s’emparer du dossier. Il a annoncé que son groupe soumettrait officiellement la proposition de création d’une commission chargée d’explorer l’affaire Epstein et les éventuels liens entre le prédateur américain et des acteurs ou personnalités françaises.

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Portée politique et enquête attendue

Selon M. Léaument, plusieurs personnalités françaises apparaissent dans le dossier, ce qui justifie, selon lui, l’ouverture d’investigations approfondies. Une commission permettrait non seulement de faire la lumière sur les faits criminels, mais aussi d’examiner un volet politique : questions d’ingérence étrangère, dispositifs de financement et, potentiellement, des connexions avec des partis.

Pour les députés insoumis, il est indispensable que le Parlement assume sa responsabilité en enquêtant sur ces deux dimensions afin de compléter les travaux engagés à l’étranger et d’offrir aux victimes un espace institutionnel pour s’exprimer.

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