Côte d’Ivoire : auditionné, de lourdes accusations portées contre Tiémoko Antoine Assalé
Convoqué par le parquet à Abidjan, Tiémoko Antoine Assalé, président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) et maire de Tiassalé, a été entendu pendant plusieurs heures dans le cadre d’une procédure judiciaire qui vise des faits qualifiés de graves par le ministère public. Les motifs formels portés à sa charge comprennent notamment des accusations de trouble à l’ordre public, d’incitation à la révolte, de discrédit à l’égard des institutions et de diffusion de fausses nouvelles, selon des sources proches du dossier.

Figure montante de l’opposition au pouvoir du RHDP, Assalé est considéré comme une voix critique du régime. Sa convocation intervient dans un climat politique déjà tendu : d’autres responsables, comme le porte-parole du PDCI Soumaïla Bredoumy, ont fait l’objet de poursuites pour des chefs similaires, avec des mesures de détention prises à leur encontre dans des affaires antérieures.
Le communiqué publié par l’ADCI après l’audition ne précise pas la décision du parquet quant à une éventuelle mise en examen ou un placement en détention provisoire. Les avocats chargés de sa défense, Me Oumou Sanogo et Me Christian Adagba, ont été mandatés pour préparer la riposte juridique et assurer la représentation du prévenu devant les instances compétentes.
Accusations détaillées et réaction du mouvement
Les motifs retenus par le parquet s’articulent autour de quatre chefs principaux : trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, atteinte au crédit des institutions républicaines et propagation de fausses informations. Ces incriminations, mises en relief après les auditions, renvoient à des faits imputés à des interventions publiques et à des communications relayées via des canaux médiatiques et numériques.
Dans sa prise de parole officielle, l’ADCI a dénoncé toute instrumentalisation politique du dossier et a exprimé sa confiance envers le président et son équipe juridique. Le mouvement a appelé ses membres, sympathisants et alliés à maintenir une attitude mesurée tout en restant mobilisés, rappelant que la notification d’accusations au stade préliminaire ne vaut ni preuve ni condamnation et que la présomption d’innocence s’applique.
Le conseil de défense a annoncé qu’il contesterait les éléments avancés par le parquet selon les voies de droit. Les avocats ont indiqué qu’ils demanderont l’accès au dossier et la communication des pièces afin d’examiner la consistance des charges et de préparer les moyens de défense appropriés.
Cette procédure intervient alors que le mouvement se prépare à une rentrée politique prochaine et que les échéances internes et publiques restent
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