Comores : un passeur pointé après la mort de 18 migrants africains au large de Mitsamiouli

Une traversée tragique a coûté la vie à 18 personnes — des ressortissants burundais et congolais de la RDC, dont un enfant de trois ans — durant la nuit du 18 au 19 mars 2026, alors qu’elles tentaient d’atteindre Mayotte. Le naufrage s’est déroulé au large de Mitsamiouli, sur la côte nord de la Grande Comore.

Le · MàJ le
Société
253vues
Comores : un passeur pointé après la mort de 18 migrants africains au large de Mitsamiouli
Publicité
2 min de lecture
Google News

Au total, 51 migrants, embarqués depuis Dar es Salaam en Tanzanie sept jours plus tôt, se trouvaient à bord. Selon les éléments recueillis, le conducteur de l’embarcation a trompé les passagers en leur faisant croire qu’ils étaient arrivés à destination, puis les a laissés en mer — situation aggravée par la montée des eaux lorsque certains ont tenté de gagner la côte.

Alertés à minuit, des habitants et des pêcheurs de Mitsamiouli se sont mobilisés sans attendre. Les cris depuis le rivage ont orienté les secours improvisés : trente personnes ont été extirpées et transportées vers l’hôpital local. Des opérations de recherche en mer ont été lancées pour retrouver les autres victimes ou survivants éventuels.

La haute représentation des Nations unies sur place a dénoncé ces agissements qualifiés de criminels, en pointant la responsabilité du passeur qui a sciemment abandonné les passagers en mer après les avoir induits en erreur sur leur position.

Publicité

Inhumations et mesures sanitaires

Si des manœuvres de tromperie par des passeurs ne sont pas inédites dans la région, jamais un naufrage n’avait jusque-là provoqué un bilan humain aussi lourd aux Comores, soulignent les autorités. Le ministre de l’Intérieur a salué l’intervention rapide de la population et des services locaux, estimant que la solidarité citoyenne a permis de sauver plusieurs vies.

Le représentant résident de l’ONU a pour sa part appelé à un renforcement de la coopération régionale — notamment avec la Tanzanie — et préconisé la mise en place de dispositifs plus permanents pour prévenir ces drames et poursuivre les responsables.

Le parquet a autorisé l’inhumation des victimes sur place, en lien avec les communautés locales, et des contrôles sanitaires ont été effectués sur les rescapés, en particulier en raison du risque lié au Mpox.

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité